Ven 7 déc 2018 à 19-22h

Rencontre-échanges autour du livre Egologie. En présence de l’autrice Aude Vidal. Entrée Libre

Développement personnel, habitats groupés, jardins partagés… : face au désastre capitaliste, l’écologie se présente comme une réponse globale et positive, un changement de rapport au monde appuyé par des gestes au quotidien. Comme dans la fable du colibri, « chacun fait sa part ».
Mais en considérant la société comme un agrégat d’individus, et le changement social comme une somme de gestes individuels, cette vision de l’écologie ne succombe-t-elle pas à la logique libérale dominante, signant le triomphe de l’individualisme ?

http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/egologie.html

Venez-en discuter !

Ven 30 nov à 19h.

Rencontre-échange autour du livre “Méditerranée: Des frontières à la dérive” avec Camille Schmoll, coordinatrice de l’ouvrage.

Comment la Méditerranée, qui est au cœur des politiques de dissuasion et de répression des migrations, est-elle devenue une frontière ? Un ouvrage pour mieux comprendre la réalité des migrations.

La sidérante odyssée de l’Aquarius en juin 2018 montre que les frontières européennes, à l’instar des embarcations de migrants, n’en finissent pas de dériver en Méditerranée. Elles passent des espaces continentaux sud-européens aux îles puis à la mer, évoluant même inexorablement vers les rives méditerranéennes du sud et de l’est (Libye, Turquie) lire plus sur  le passager clandestin

Ven 19 oct à 19h.

Projection du documentaire « Les Coups de leurs Privilèges » + débat collectif en présence de la réalisatrice, Sabrina Thawra et de Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni.

Film documentaire, 56 min.

« Wissam El-Yamni est décédé suite à une interpellation le 1er janvier 2012 à Clermont-Ferrand, Morad Touat est décédé le 5 avril 2014 à Marseille suite a une interpellation le 1er avril 2014.

Ces familles s’organisent avec dignité et courage pour faire la vérité sur les décès de leurs proches. Elles ne sont pas les seules dans ce cas. Chaque année en France, entre 10 et 15 personnes non-armées meurent pendant ou suite à une interpellation par les forces de l’ordre.

Les différents groupes organisés historiquement autour de la lutte contre les crimes et les violences policières démontrent la continuité de cette situation depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui. »

https://lescoupsdeleursprivileges.com

we 29 et 30 sept

Week end autour de la pédagogie sociale. Rencontre avec Laurent Ott et conférence gesticulée de Mélody Dababi. Atelier discussion en présence des intervenants : « La pédagogie sociale: quel ancrage local? « 

Week end autour de la pédagogie sociale les 29 et 30 septembre à Quartier Libre.
Le 29:
16h – Rencontre avec Laurent Ott – Entrée libre (voir événement en lien)
18h30 – Petite restauration Végane par « Las Vegan » – Prix libre
20h – Conférence gesticulée de Mélody Dababi – prix libre (voir événement en lien)

Le 30:
15h/18h – La pédagogie sociale: quel ancrage local?
Atelier discussion en présence des intervenants de la veille. Sur inscription: quartier.libre@protonmail.com

Interview dans FREAKS

Une interview parue dans le zine Freaks#3

Alors qu’en ce moment se déroule « Le livre dans la face », attardons-nous sur l’un des lieux qui accueille une partie de la programmation avec une interview de ses membres.
1 – Salut, est-ce que vous pouvez nous faire une petite présentation du lieu et de ce qui s’y passe ?
Quartier libre est un lieu indépendant qui est à la fois une librairie militante, une bibliothèque et un café associatif. Il a ouvert ses portes … lire la suite sur Manif’Est

mer 13 juin à 19h.

Projection du documentaire « Longwy » en présence du réalisateur Steve Bingham. Entrée Libre.

Réalisé en 1978, “Longwy prend forme au cours de la lutte […] et met l’accent sur les contradictions: divisions syndicales, rôle des partis politiques, coordination des ouvriers à l’échelle nationale et internationale, place des femmes dans la lutte, spécificité de la lutte des travailleurs immigrés.

Steve Bingham, militant pour la cause des populations afroaméricaines contre la ségrégation, tisse à la fin des années 1960, alors que la gauche radicale est sous la pression du président Nixon, un lien avec les Black Panthers. Avocat spécialiste dans l’aide judiciaire aux personnes démunies, il est poursuivi par les autorités et, craignant pour sa vie, décide de s’enfuir et d’entrer en clandestinité. Via une filière de faux papiers pour les déserteurs de la guerre du Vietnam, il change d’identité et devient Robert Boarts. Traversant l’Atlantique, Steve Bingham/Robert Boarts s’inscrit dans l’école de cinéma de l’Université Paris-VIII et participe à la réalisation de plusieurs documentaires engagés, et notamment de défense de la paysannerie. Il s’oriente ensuite vers d’autres sujets sociaux, dont Longwy, projeté quelque fois en 1984, dont une à Longwy. Plutôt que de se lancer dans une diffusion plus large, il prend la décision de retourner aux Etats-Unis pour prouver son innocence et reprendre sa vie d’avocat engagé. Il range alors son travail documentaire dans un tiroir. Il ne le sortira presque plus durant près de 40 ans, jusqu’à aujourd’hui.

sam 23 juin à 19h

Rencontre-échange autour du livre « 127 jours en mars ».

En présence des auteurs Nathalie Astolfi et Alain Dervin
Entrée Libre

Cet abécédaire nous invite à une relecture subjective et combative du mouvement contre la « loi Travail », celle de deux syndicalistes libertaires happés par la jeunesse et la créativité d’une dynamique contestataire qui a revigoré la lutte collective. […] ils donnent à comprendre qu’en se réappropriant ainsi le pouvoir de penser et d’agir collectivement, une telle lutte n’a pas fini de couver ses braises.

ven 18 mai à 18h30

Rencontre-échange sur le livre « Le monde comme projet Manhattan » Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant » en présence de l’auteur Jean-Marc Royer. Entrée Libre

Retraçant en un récit glaçant et solidement documenté l’histoire secrète de ce projet, Jean-Marc Royer montre comment la recherche d’une « solution totale » y prit vite le pas dans les esprits sur toute considération humaine. En cela, le nucléaire constitue une transgression majeure des interdits sociaux fondamentaux sous l’égide d’un puissant imaginaire structuré par la « rationalité calculatrice ».

La thèse de ce livre est que Auschwitz et Hiroshima sont les « points de bascule » d’une histoire inaugurée un siècle plus tôt dans l’alliance entre mode de connaissance scientifique, capitalisme industriel et États-nations, qui a débouché sur les premières lois eugénistes et les massacres de la « Grande Guerre ». Ces « secrets de famille » de l’Occident sont l’origine refoulée de la guerre généralisée au vivant que mène aujourd’hui la civilisation capitaliste, avec le consentement de foules subjuguées par cette mort érotisée depuis 1945.
L’auteur en appelle alors à l’élaboration d’une théorie critique radicale et à l’historicisation de ces points de bascule pour que, levant le voile du refoulement, nous puissions faire face à ce qui menace désormais toute vie sur Terre.

dim 22 avr à 17h30.

Un plongeon dans la scène musicale et poétique undergound soviétique et post-soviétique. Concert acoustique et rencontre avec Ermen Anti et Vadim Kurilev.

Un plongeon dans la scène musicale et poétique undergound soviétique et post-soviétique.

Concert acoustique et rencontre avec Ermen Anti (auteur, compositeur et chanteur du groupe de punk-rock du Kazakhstan, Adaptatsia) et Vadim Kurilev (auteur, compositeur et chanteur du groupe Elektropartizany et ancien membre de DDT)

L’histoire du groupe Adaptatsia commence en 1992 à Aktûbinsk, ville industrielle du nord-ouest du Kazakhstan. Juste après la chute de l’URSS, une nouvelle vague de groupe de punk est apparue, qui avait été influencée par les groupes contestataires clandestins des années quatre-vingt. La culture underground soviétique a développé une langue particulière pour éviter la censure ou la répression, tout en exprimant son refus d’une société sans liberté. La poésie fut l’arme de la contestation. Inscrit dans cette tradition, Ermen Anti peint un tableau critique et engagé des sociétés post-soviétiques dans ses chansons écrites majoritairement en russe. Du fait de nombreux conflits avec les autorités locales qui leur ont interdit les salles de la ville, le groupe s’est produit à partir de 1993 dans des appartements. Les membres du groupe ont ensuite organisé plusieurs festivals punk-rock dans leur ville et depuis 2001 a lieu chaque année le festival « Sukhoveï », qui réunit des groupes de Russie et du Kazakhstan.
Vadim Kurilev fut au cœur du mouvement rock illégal en URSS dans les années 1980. Il rejoignit à Leningrad en 1986 le groupe DDT, qui fut un des plus influents de la vague des années soviétiques, puis fonda son propre groupe en 2002, Elektropartizany.

ven 20 avr à 18h.

Présentation du livre Paulo Freire pédagogue des opprimé.e.s. Rencontre avec l’auteure Irène Pereira
Entrée Libre.

Une introduction aux pédagogies critiques.

Depuis une trentaine d’années, dans le sillage de l’œuvre du « pédagogue des opprimé-e-s » Paulo Freire, tout un courant a émergé au niveau international, pour redonner à la pédagogie une dimension critique et politique. Dans leur diversité et leurs multiples champs d’intervention (questions de genre, enjeux décoloniaux, écologie, inégalités sociales, discriminations, etc.), ces démarches questionnent avant tout nos pratiques éducatives et notre capacité à redonner, à travers elles, une puissance d’agir sur le monde.
Cet ouvrage se propose de présenter la pensée de Paulo Freire et les courants de la pédagogie critique qui en sont issus. Largement méconnu dans l’espace francophone, l’héritage du pédagogue brésilien est pourtant une réponse possible à la dépolitisation de la pédagogie en France

ven 13 avr à 18h30.

Présentation du livre La monnaie d’Alfred Sohn-Rethel.
En présence de la traductrice. Entrée Libre

« […]La monnaie, cette « forme-valeur devenue visible », élément clé de la synthèse sociale, nous engage à reconsidérer la genèse de notre modernité dans une perspective pratique : ni le capitalisme, ni les technosciences qui leur correspondent, ne doivent être le destin inéluctable de l’humanité. Travail d’importance en des temps où la logique de l’abstraction détruit jusqu’à la possibilité de la vie terrestre.»

mer 28 mar à 20h.

Projection d’un documentaire du Collectif 317 sur la répression politique et les 317 GAV en 2015 lors de la COP21.
En présence d’un membre du collectif.

317, documentaire intégral, 1h par le collectif 317. Avec : Vanessa Codaccioni, Didier Fassin, Samir Baaloudj, Claude Guillon… Le 29 novembre 2015, place de la République, le gouvernement procède à 317 gardes à vue. Le collectif 317 revient sur les GAV et la COP21.

https://les317.wordpress.com/

mar 23 mars à 18h30

Discussion-rencontre avec Etienne Lesourd à propos d’Emma Goldman et Mikhaïl Bakounine autour des livres « L’agonie de la révolution » et « Dans les griffes de l’ours ».

L’AGONIE DE LA RÉVOLUTION Emma Goldman
Mes deux années en Russie (1920-21)

Expulsée des Etats-Unis fin 1919, la militante anarchiste débarque en Russie révolutionnée, où elle espère prendre sa part dans la construction d’une société nouvelle. Petit à petit, son enthousiasme va céder la place au scepticisme, puis à la désillusion devant les signes de corruption du nouveau régime qu’elle découvre tout au long de ses voyages dans le pays et de ses rencontres avec les militants et dirigeants du parti au pouvoir, les anarchistes persécutés et de nombreux anonymes. Certes, Goldman fait la part des destructions, des souffrances et des famines provoquées par les interventions armées des Etats capitalistes et de la résistance acharnée des armées Blanches, mais les conceptions « autoritaires » des bolchéviques ont aussi leur part de responsabilités dans cette involution, pense-t-elle, dont on sait depuis qu’elle préfigurait le totalitarisme stalinien. « On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n’est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens mis en œuvre pour réaliser la révolution doivent correspondre à ses buts », écrit-elle en conclusion de son récit.

« Dans les griffes de l’Ours ». Michel Bakounine
Lettres de prisons et de déportation, présentées et annotées par Etienne Lesourd

Pratiquement, aucun révolutionnaire de son temps – à commencer par les socialistes russes de toutes tendances – n’a évité la prison, mais peu l’ont connue si longtemps, et surtout dans des conditions aussi difficiles. Bakounine a très sérieusement envisagé le suicide, mais il a toujours gardé, au fond de lui, une lueur d’espoir, c’est évident. Seuls ceux qui ont connu de telles épreuves peuvent lui faire des reproches quant à sa Confession ou à la supplique de 1857. On l’a accusé, ainsi, d’avoir en quelque sorte collaboré avec le pouvoir du tsar, mais qu’avait-il à perdre en demandant une commutation de peine ? Il s’en est expliqué dans une lettre à ses amis Herzen et Ogarev : « Devant un jury, au cours d’un procès public, j’aurais le devoir de tenir mon rôle jusqu’au bout. Mais entre quatre murs, à la merci de l’ours, je pouvais sans scrupule adoucir les formes 33. »

Il est temps de découvrir à travers cette correspondance la puissante figure romantique du prisonnier et déporté Michel Bakounine, qui allait devenir, à partir du milieu des années 1860, le grand penseur libertaire et l’admirateur critique de Marx, son adversaire dans l’Internationale, l’inspirateur, aussi, des anarchistes espagnols qui conduisirent une des plus importantes révolutions du XXe siècle.