Ven 30 nov à 19h.

Rencontre-échange autour du livre “Méditerranée: Des frontières à la dérive” avec Camille Schmoll, coordinatrice de l’ouvrage.

Comment la Méditerranée, qui est au cœur des politiques de dissuasion et de répression des migrations, est-elle devenue une frontière ? Un ouvrage pour mieux comprendre la réalité des migrations.

La sidérante odyssée de l’Aquarius en juin 2018 montre que les frontières européennes, à l’instar des embarcations de migrants, n’en finissent pas de dériver en Méditerranée. Elles passent des espaces continentaux sud-européens aux îles puis à la mer, évoluant même inexorablement vers les rives méditerranéennes du sud et de l’est (Libye, Turquie) lire plus sur  le passager clandestin

sam 23 juin à 19h

Rencontre-échange autour du livre « 127 jours en mars ».

En présence des auteurs Nathalie Astolfi et Alain Dervin
Entrée Libre

Cet abécédaire nous invite à une relecture subjective et combative du mouvement contre la « loi Travail », celle de deux syndicalistes libertaires happés par la jeunesse et la créativité d’une dynamique contestataire qui a revigoré la lutte collective. […] ils donnent à comprendre qu’en se réappropriant ainsi le pouvoir de penser et d’agir collectivement, une telle lutte n’a pas fini de couver ses braises.

ven 18 mai à 18h30

Rencontre-échange sur le livre « Le monde comme projet Manhattan » Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant » en présence de l’auteur Jean-Marc Royer. Entrée Libre

Retraçant en un récit glaçant et solidement documenté l’histoire secrète de ce projet, Jean-Marc Royer montre comment la recherche d’une « solution totale » y prit vite le pas dans les esprits sur toute considération humaine. En cela, le nucléaire constitue une transgression majeure des interdits sociaux fondamentaux sous l’égide d’un puissant imaginaire structuré par la « rationalité calculatrice ».

La thèse de ce livre est que Auschwitz et Hiroshima sont les « points de bascule » d’une histoire inaugurée un siècle plus tôt dans l’alliance entre mode de connaissance scientifique, capitalisme industriel et États-nations, qui a débouché sur les premières lois eugénistes et les massacres de la « Grande Guerre ». Ces « secrets de famille » de l’Occident sont l’origine refoulée de la guerre généralisée au vivant que mène aujourd’hui la civilisation capitaliste, avec le consentement de foules subjuguées par cette mort érotisée depuis 1945.
L’auteur en appelle alors à l’élaboration d’une théorie critique radicale et à l’historicisation de ces points de bascule pour que, levant le voile du refoulement, nous puissions faire face à ce qui menace désormais toute vie sur Terre.