Mer 18 mar à 19h

Discussion autour de la révolution russe de 1917: formes de mobilisation et d’action

Dans le cadre des mouvements sociaux qui animent la France et d’autres pays, une histoire s’écrit et la transmission des luttes antérieures s’y inscrit. Il n’est pas rare d’entendre des références et le vocabulaire issus de l’embrasement historique que fut la période révolutionnaire ouverte en février 1917 en Russie.

Un historien et son apprenti vous propose une discussion sur les formes de mobilisation et d’action : Comment les évidences politiques et sociales d’une époque s’emparent de la place publique et envahissent les discours et l’agir. La liberté est le maître mot de l’année 1917 !

(Une révolution en cachant toujours une autre : fêtons aussi le début de la Commune de Paris qui fut largement célébrée pendant la révolution russe).

Ven 6 mar à 19h30

Rencontre-discussion avec Floréal Romero autour des livres « Murray Bookchin & L’écologie sociale libertaire » et « Agir ici et maintenant ».

Rencontre-discussion avec Floréal Romero
autour des livres
Murray Bookchin & L’écologie sociale libertaire
(Ed° Le passager clandestin)

« Nous nous attaquerons directement aux racines sociales de la crise écologique! »

Militant et essayiste libertaire, ouvrier syndiqué devenu historien des révolutions, Murray Bookchin (1921-2006) est l’un des premiers penseurs à intégrer la dimension sociale et politique à la question écologique. Pour lui, les rapports de domination engendrés par le capitalisme sont à l’origine de la crise environnementale.

La force de sa pensée réside dans la proposition du municipalisme libertaire, alternative démocratique à l’État-nation, qui appelle à un retour à la gestion humaine des affaires publiques et à la prise de décision collective.

Agir ici et maintenant
(Ed° du commun)
L’effondrement qui vient n’est pas seulement celui des humains et de leur milieu, mais bien celui du capitalisme par nature prédateur et sans limites. Historiquement désencastré du social et nourri par l’exploitation et la marchandisation des personnes, il étend désormais son emprise sur toute la planète et sur tous les domaines du vivant. C’est en se désengageant d’un constat fataliste et culpabilisant que nous retrouverons une puissance d’agir ici et maintenant.
Quoi de mieux, pour cela, que de relire Murray Bookchin et d’appréhender toutes les expérimentations et pratiques qui se développent après lui, aujourd’hui, autour de nous ?
Entrée libre, une participation est la bienvenue pour contribuer à l’organisation de la rencontre

Ven 28 fév à 19h

Discussion avec Amélie Hart-Hutasse et Christophe Cailleaux. Entrée libre.

Discussion autour du livre « Critiques de l’école numérique » avec Amélie Hart-Hutasse et Christophe Cailleaux ayant contribué à ce livre, paru à l’Echappée.

« Plus l’école et l’éducation sont présentées comme étant en crise, plus l’utopie numérique y multiplie les promesses. Les injonctions permanentes à innover, à être optimistes, à individualiser les parcours, à se réinventer, à disrupter… imposent partout le numérique. Même s’il existe une grande variété de situations en matière d’équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l’idée que l’école telle qu’on la concevait jusqu’alors est obsolète et qu’elle doit, coûte que coûte, s’adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d’appeler enseignants et pédagogues à céder devant l’impératif d’un prétendu progrès technique abstrait, et à s’en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses pour notre psychisme et nos sociétés, s’opèrent à grande vitesse dans une sorte d’inconscience générale et d’hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s’exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni « naturels », ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes… y développent une critique sous forme d’enquêtes et d’analyses sur les soubassements théoriques et les arrière-plans économiques de la numérisation de l’éducation, de la petite enfance à l’université, et témoignent de leurs expériences quotidiennes. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs et ingénieurs qui entendent révolutionner nos vies. »

Ven 7 fév à 19h

Discussion sur l’Informatisation du Monde avec David Gaborieau et Nicolas Eyguesier. Entrée libre.

Rencontre-discussion sur les conséquences de l’informatisation du monde avec David Gaborieau, auteur de l’article « le logiciel qui murmure à l’oreille des prolos » et Nicolas Eyguesier des éditions La lenteur, autour des livres « La liberté dans le comas » (Groupe MARCUSE) et « Le monde en pièces, pour une critique de la gestion : informatiser ».

La liberté dans le comas

Ce livre s’interroge sur les conséquences de l’informatisation du monde et de la traçabilité systématique de nos faits et gestes? Il nous aide à réfléchir aux moyens de s’opposer au fichage généralisé. La Liberté dans le coma est le deuxième ouvrage du groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des survivants de l’économie),

« Le monde en pièces, pour une critique de la gestion : informatiser ».

Par une collection de textes basés sur des cas précis d’informatisation (l’apiculture, la vocation d’informaticien, la commande vocale dans les entrepôts de la grande distribution), cet ouvrage montre que la numérisation détruit ce qui peut être encore sauvé dans les différents métiers, intensifie le travail, isole les individu et robotise les rapports sociaux.

Loin d’être un processus neutre, ou une solution aux problèmes sociaux de notre époque, l’informatique répond à des intérêts bien précis. Cela peut et doit être stoppé : c’est ce que nous enseigne notamment l’opposition aux compteurs Linky.

Mer 5 fév à 17h15

Atelier d’Arpentage du livre « Critiques de l’école numérique »

Ca y est ! Les ateliers du Mercredi repartent de plus belle, pour en finir avec le froid et la pluie, viens te réchauffer à la librairie. Pour cette première, et dans le cadre de notre mois consacré au Numérique et à son impact sur nos vies, il s’agira d’un Atelier d’Arpentage à partir du livre « Critiques de l’école numérique » paru aux éditions l’Echappée dont les réflexions pourront étayer la discussion autour de ce livre, en présence de deux personnes y ayant contribué, le soir du Vendredi 28 Février.

C’est quoi l’arpentage?
Comment lire des textes qui semblent à première vue compliqués, voir même inaccessibles pour des non-initiés ? Comment y découvrir des contenus pertinents en ne les coupant pas de leur contexte,
mettre au jour les idées exprimées, en tenter des analyses critiques, en discuter et en tirer des ressources…C’est le défi de l’arpentage : en s’attaquant collectivement aux ouvrages les plus difficiles et en les
enrichissant avec notre propre expérience. Ainsi ensemble, il est possible de co-construire un savoir utile pour comprendre les situations que nous vivons, l’évolution de nos métiers …
L’arpentage est donc une technique d’analyse collective d’un ouvrage, de texte, de bouquins…

D’où ça vient ?
Méthode de lecture collective issue de la culture ouvrière (cercle ouvrier) dès la fin du 19ème siècle puis réutilisée par les praticiens de l’entrainement mental pendant la seconde guerre mondiale par des
résistants (autour de Dumazedier), diffusée plus largement par Peuple et Culture, mouvement d’éducation populaire, à partir des années 1950.

source : miramap.org/IMG/pdf/l_arpentage.pdf

Ven 31 jan à 19h

Lecture-spectacle. Interprétation du texte « La Supplication » de Svetlana Alexievitch. Entrée Libre.

Svetlana Alexievitch est prix Nobel de littérature 2015 . Elle fait entendre ici la parole des survivants de Tchernobyl . Ce sont ces voix qui seront lues par un lecteur et un trompettiste, Yves Thouvenel et François Drapier. Il ne s’agit pas de calculs concernant les coûts de l’énergie nucléaire mais des conséquences intimes et quotidiennes de cette catastrophe écologique majeure dans les corps et les âmes des habitants de cette région .

Entrée libre, une participation est la bienvenue pour contribuer à l’organisation de la soirée

Bonne année 2020 !

Les livres de Quartier Libre sont vivants et bouillonnent d’idées !

L’affiche est un outil de communication privilégié par les associations et les collectifs qui portent des initiatives. Elle ne demande pas d’avoir une formation professionnelle pour s’amuser avec les codes visuels et les éléments graphiques. Même si c’est un support prévu pour un affichage sur des murs, beaucoup d’affiches sont diffusées par mail et sur les réseaux sociaux.
Le projet de stop-motion partait d’une interrogation autour de ces images diffusées. Les images numériques n’ont pas les mêmes contraintes que les images imprimées sur papier. Alors nous avons créé une image animée avec des éléments extraits d’une affiche pour la présentation du livre Antifa. Ensuite nous avons créé une image pour la revue « De Tout Bois » pour explorer une autre forme de présentation de la nouveauté dans les rayons de la librairie. L’idée d’un rond noir qui se déplace dans le contenu de la publication faisait penser à une sorte d’exploration. Les images prises une par une pouvaient être publiées séparément, assemblées pour faire des images GIF et aussi en vidéo, en donnant la possibilité de monter un film d’animation.
« Boiling Books Show » est un peu le résultat de ces réflexions. Les prises de vues ont été faites pendant l’été 2019 à Quartier Libre avec participation de Lea, Katharina, Oskar, Laetitia, Elisa, Laura et Thomas.

Jeu 16 jan 2020 à 19h

Rencontre avec La Parisienne Libérée à l’Ancienne école de la MJC 3 Maisons.
Présentation du livre « Le nucléaire c’est fini » paru aux Éditions La Fabrique.

Alors que les géants du secteur font faillite les uns après les autres, l’industrie nucléaire est désormais directement menacée par d’innombrables tempêtes, inondations, sécheresses et canicules, toujours plus brutales. Manifestement, le climat a choisi son camp : il est antinucléaire. Mais pouvons-nous compter sur la dégradation des conditions financières et climatiques pour mettre fin à une production qui reste étroitement liée à des enjeux politiques et militaires ?

Toute l’industrie atomique s’est édifiée sur les solides fondations d’un silence nucléaire qui a recouvert jusqu’à la mémoire des oppositions –comme en témoigne l’histoire, largement méconnue en France, de la lutte basque contre la centrale de Lemoiz.

Mêlant enquête et récits, ce livre déroule le fil de notre condition nucléaire et appelle à un déconfinement radical. Plus qu’un diagnostic, c’est le signal d’une rupture: le nucléaire, c’est fini !

Entrée libre, une participation est la bienvenue pour assurer le bon déroulement de la soirée.

Ven 6 déc à 19h

Discussion – rencontre autour du livre « Théorie générale de la révolution »
de Bakounine. En présence du traducteur Etienne Lesourd. Entrée libre.

Révolutionnaire obstiné, conspirateur d’instinct, orateur infatigable, Michel Bakounine avait souvent mieux à faire que de composer des traités. D’où, parfois, le caractère décousu de ses textes, écrits à la diable – ce qu’on pardonnera à un athée tel que lui. Pourtant, ils ne méritent pas l’oubli dans lequel ils sont tombés.

Pour réhabiliter son œuvre écrite, Etienne Lesourd, s’inspirant de la compilation qu’avait faite l’anarchiste russe G. P. Maximov en anglais dans les années 1950, a restitué les textes dans leur français originel – puisque, on ne le sait pas toujours, « le géant moscovite » écrivait le plus souvent dans cette langue.

L’ensemble constitue un exposé systématique de ses idées sur le matérialisme, l’État, le capital, les coopératives, la question nationale et, bien sûr, le socialisme libertaire, seul capable à ses yeux de contrer les menaces dictatoriales qu’il discernait dans le marxisme, et cela malgré l’estime dans laquelle il tenait les travaux de l’auteur du Capital.

Jeu 28 nov à 19h

Discussion – rencontre autour de la revue « Jef Klak ». Entrée libre.

Venez à la rencontre du collectif de critique sociale et d’expériences littéraires « Jef Klak » pour la présentation de leur 6e numéro fraîchement paru, « Pied-à-terre ».
Dans ce numéro, il est tour à tour question de collectif, de logement, de touristification mais aussi d’une grève de femmes dans un campement de paysannes et de paysans sans terre, au Brésil.
ÉDITO : Une pièce collective en trois mots et autant de mouvements

ARRIVER

Quand tu manges une glace sur la rambla de Barcelone et que tu vois un graffiti « Tourists go home ».
Quand, évangélisateur en herbe à peine débarqué sur une île, tu te fais cribler de flèches.

On met pied à terre et le voyage prend fin. Le contact avec ce territoire, à découvrir ou à spolier, signe le début d’autre chose : une conquête, une prise de repères, un nouveau départ ou un massacre. Jamais tout à fait immobile, ni parvenu·e, on est toujours, et pour longtemps encore, en train d’arriver. Avec une question en tête : dans quoi ai-je mis les pieds ?

SE POSER

Quand tu déclares la grève illimitée de la popote au beau milieu d’une autre lutte vitale.
Quand ton collectif envisage, pour le prochain numéro de sa revue, de ne pas faire de numéro du tout.

On arrête tout et on réfléchit. Parce qu’on ne sait plus vraiment ce qu’on fait, qu’on aimerait pouvoir s’extraire un temps, se retourner et observer. Mais c’est un leurre, rien ne s’arrête jamais. On fait pause, et c’est déjà la suite qui se prépare. Alors, si ce répit n’en est pas un, comment connaître, transmettre et transformer un fonctionnement collectif ?

REVENIR

Quand tu trouves refuge, chez un⋅e ami⋅e ou un⋅e inconnu⋅e.
Quand tu as le sentiment de renaître chaque fois que tu reviens dans les Cévennes.

Le pied-à-terre, c’est le chez-soi qui peut être précaire, le quotidien sous le régime de l’intermittence. Un point fixe dans la tourmente, un repaire pour reprendre des forces, une retraite pour mieux repartir, un lieu où l’on sait que l’on pourrait revenir. Comment se l’approprier, quand on ne peut que périodiquement l’habiter ?

 

Ven 15 nov à 19

Discussion – rencontre autour du livre « La conjuration des égo – Féminisme et individualisme »
En présence de l’autrice Aude Vidal. Entrée libre.

Et si l’individualisme et le libéralisme, qui déterminent si fortement nos manières de considérer le monde, façonnaient aussi les mouvements politiques engagés pour la justice sociale et l’émancipation? Aude Vidal interroge les nouveaux féminismes radicaux. Le renouveau que connaît aujourd’hui le mouvement semble également le déborder sur ses marges : prostitution, inclusion des femmes trans et des personnes non-binaires, difficile articulation avec les pensées queer et décoloniales sont l’occasion d’autant de frottements/conflits.
Ringard et étriqué, le féminisme hérité de la deuxième vague ? Ou bien le foisonnement des féminismes d’aujourd’hui ne serait-il pas l’occasion de dérives libérales ?
L’auto-définition/identification et la reconnaissance d’un troisième genre, non-binaire, ne nieraient-elles pas le genre comme rapport sociaux de sexe, en faisant une caractéristique individuelle ?
Le féminisme du choix, en postulant que tous les choix effectués librement par des femmes sont des choix féministes, n’est-il pas devenu le point de rencontre entre féministes libérales et nouvelles féministes radicales ?

Comment accueillir ces questions qui renouvellent le féminisme, souvent de manière stimulante ou salutaire, sans rien céder sur la défense des femmes et de leur intégrité ?

Après une pause estivale, c’est reparti pour un tour à Quartier libre !

Cette année, l’équipe rempile avec les mêmes horaires que l’année dernière:

jeudis – vendredis entre 18h et 20h
samedis de 15h à 19h

Ces horaires sont a minima, pour permettre des permanences régulières.
En fonction des disponibilités des un.e.s et des autres, il est possible que la librairie soit ouverte un peu avant 18h et certains autres jours.
N’hésitez pas à passer !

Par ailleurs, pour faciliter l’envoi de notre programmation, nous expérimentons un nouveau système de newsletter qui vous permet de gérer votre abonnement à la liste en permettant le désabonnement à tout moment.

A bientôt !

Sam 29 juin à 18h

Discussion – rencontre autour du livre en présence d’un membre du collectif COMM’UN

Discussion – rencontre autour du livre « Habiter en lutte, ZAD Notre-Dame-Des-Landes, 40 ans de résistance » En présence d’un membre du collectif COMM’UN

La zad de Notre-Dame-des-Landes est devenue le plus grand squat à ciel ouvert d’Europe. Utopie réalisée pour certain·es, espace de rencontres et critique en acte du capitalisme, elle n’a pas fini de soulever les passions.Réunissant de nombreux récits, photographies, croquis et cartes inédites, ce livre raconte l’évolution d’un territoire où ce geste simple, habiter, est inséparable de celui de lutter.

Entrée libre

Ven 14 juin 2019 à 19

Discussion – rencontre
autour du #12 de la revue Z et du livre « Mauvaises mines »
En présence d’un membre de la revue

« Trésors et conquêtes », rédigé depuis la Guyane, nous embarque au cœur de l’industrie la plus polluante du monde : les mines. On y parle luttes anticoloniales et amérindiennes, critique de l’aérospatiale avec une visite de Kourou, « port spatial de l’Europe » et retour sur le mouvement social massif de 2017.

Argent dans la Sarthe, antimoine en Vendée, or dans la Creuse, tungstène en Ariège… le sous-sol français recèlerait bien des trésors. Depuis quelques années, de nombreux permis exclusifs de recherche (PER) sont octroyés à quelques aventuriers de l’industrie minière. Objectif affiché : fournir en métaux le monde de demain, ses grands projets d’infrastructures, son marché de l’armement, sa « croissance verte » faite d’une multitude d’objets high-tech, de voitures électriques et de parcs éoliens.

Non sans humour, les huit courts chapitres de cet ouvrage documenté dévoilent les menaces du « renouveau minier » français, les pollutions qu’il implique, ses faux-semblants écologiques et ses tentatives d’échapper au débat public.

Du Pays basque à la Bretagne en passant par la Guyane, les résistances et les propositions d’alternatives se multiplient. Ce livre est un appel à les rejoindre.

Entrée libre

revue Z et Mauvaises Mines affiche

expo de Jose « Sose » Silva

Artiste péruvien Sose dénonce la réalité sociale et environnementale en Amazonie. Entrée libre.

Graffeur, peintre et dessinateur, Sose dénonce la réalité sociale et environnementale d’une région menacée dans toute sa richesse et sa diversité: l’Amazonie. Entrée libre.

Tout au long du mois de juin

Jose "Sose" Silva
Artemanifiesto – Sose
Sose Affiche
Affiche

Mar 14 mai 2019 à 19h

Rencontre et discussion autour du livre « Kate Austin, paysanne anarchiste et féministe » en présence de l’auteur Aurélien Roulland.

Qui était Kate Austin (1864-1902) ? Pour la présenter on peut commencer par citer ce que disait d’elle Emma Goldman :

Ses écrits révélaient une penseuse logique, bien informée, à la fibre révolutionnaire, et ses lettres un être sensible et affectueux… Kate, la voix la plus audacieuse, la plus courageuse des femmes d’Amérique ! … Elle aimait la vie, et son âme s’enflammait pour l’opprimé, le souffrant, et le pauvre… Sa mort a été la perte non seulement d’une camarade, mais aussi d’une amie précieuse. Kate n’était pas seulement l’anarchiste, la rebelle, la penseuse, l’écrivaine ; elle était pour moi une mère, une amie vers qui je pouvais aller trouver le repos et la paix lors que j’étais fatiguée et lasse des dures batailles.
Elle était tout pour moi ; comment, alors, puis-je m’asseoir et écrire sur elle ?

Kate Austin Affiche

expo 9-29 mai 2019

Exposition de gravures de Clément Moreau imprimées par la Turbine à Toulouse, extraites du livre « Nuit sur l’Allemagne ». Éditions Plein chant.

Carl Meffert est un artiste originaire de Coblence en Allemagne. Il s’établit en 1927 à Berlin, où il appartint à l’avant-garde littéraire et artistique, celle qui sera pourchassée par les nazis. En 1933, l’arrivée d’Hitler au pouvoir le force à s’exiler en Suisse où, clandestin, il devient Clément Moreau. Obligé de quitter la Suisse, il part vivre en Argentine où il exécute, de 1937 à 1938, cent sept linogravures représentant les atrocités nazies, Nacht über Deutschland (Nuit sur l’Allemagne). Son art se situe dans la lignée de celui de Frans Masereel , notamment par son engagement politique et social.

Éditions Plein chant
Atelier La Turbine

Sam 4 mai 2019 à 17h

Rencontre : Antifa, une histoire du mouvement antifasciste allemand.

Lors de sa présentation, Bernd Langer abordera surtout l’actualité de l’antifascisme et de l’extrême droite en Allemagne, en repartant toutefois de l’immédiate après-guerre.

4 mai 2019

Il présentera à cette occasion des documents presque tous différents de ceux reproduits dans le livre, et mettra l’accent à la fois sur les changements qui se sont opérés au sein de l’extrême droite allemande depuis 1945 mais également sur les différentes façons dont les antifascistes allemands se sont organisés pour s’opposer à l’extrême droite et à ses mots d’ordre.

Descriptif de La Horde :

Du 25 avril au 5 mai, nous avons invité Bernd Langer, militant, artiste et historien antifasciste allemand, à venir parler de son ouvrage Antifa, une histoire du mouvement antifasciste allemand. Diaporama, discussion et exposition sont au programme pour une soirée ou une après-midi dans une dizaine de villes de France.

L’été dernier, la Horde s’est associée aux éditions Libertalia pour traduire en français et publier l’ouvrage de Bernd Langer qui retrace l’histoire des années 1920 à nos jours du mouvement antifasciste allemand, qui est et a été une source d’inspiration pour de nombreux mouvements antifascistes à travers le monde (à commander ici).

Bernd Langer est un militant de longue date et un artiste engagé, qui a entre autres choses redessiné le fameux logo aux deux drapeaux utilisé aujourd’hui par les antifascistes du monde entier, et réalisé de nombreuses affiches et visuels pour différents groupes antifascistes. Convaincu que les militant.es doivent écrire leur histoire, Bernd Langer raconte dans son livre un siècle d’antifascisme allemand sans mythification ni dénigrement pour donner des clés à ceux et celles qui veulent comprendre comment s’est construit ce mouvement.

Lors de cette tournée, inédite de ce côté du Rhin, il commentera son diaporama présentant différents documents, souvent différents de ceux présents dans le livre. Pour lui, ce type d’ interventions, qu’il fait depuis des années dans toute l’Allemagne, à la fois sur l’histoire de l’antifascisme et sur celle du mouvement révolutionnaire allemand, font partie de son militantisme.

Son intervention, en allemand, sera traduite par Sarah, la camarade de la Horde qui a traduit le livre. Pour les échanges qui suivront, les questions pourront être posées en allemand directement à Bernd, ou traduites par Sarah. Enfin, Bernd fera le déplacement avec quelques affiches et sérigraphies qu’ils a réalisées, et proposées à la vente après le débat.

C’est donc avec plaisir et non sans une certaine fierté que, pour la première fois en France, nous faisons venir notre camarade Bernd Langer, dont nous avions fait la connaissance il y a maintenant presque trente ans. Mais cette tournée n’a été possible qu’avec le soutien des groupes et des lieux antifascistes qui, localement, ont organisé une après-midi ou une soirée de discussion autour du diaporama de Bernd : l’Étincelle et le Réseau Angevin antifasciste, la Wardine à Notre-Dame des Landes, le Pavé Brûlant et l’Athénée libertaire de Bordeaux, l’Union Antifasciste Toulousaine et le local au Chat Noir, les écolo-libertaires antifascistes et féministes (ELAFF) du Tarn et la maison des associations et des syndicats de Castres, l’Action antifasciste de Marseille et le Molotov, le Groupe antifasciste Lyon et Environs (GALE) et la librairie la Gryphe, Maloka et le Black Market à Dijon, la librairie Quartier Libre à Nancy et bien sur les éditions Libertalia. Qu’ils et elles en soient tou.tes ici remercié.es !

http://lahorde.samizdat.net/2019/04/09/tournee-en-france-de-bernd-langer-auteur-de-antifa-une-histoire-du-mouvement-antifasciste-allemand/

Affiche 4 mai antifa Bernd Langer